Des offres opérationnelles et des configurations multiples se déploient pour turbiner le flux d’eau des réseaux et ainsi récupérer et exploiter l’énergie générée.

Sur site pour des besoins en auto-consommation

A Annonay, en Ardèche, fin octobre 2018, était inaugurée une installation de turbinage d’eaux brutes. Cette installation a été conçue pour approvisionner son usine de production d’eau potable en électrcité. Elle met en œuvre une microturbine de 26 kW, et exploite un dénivelé de 50 mètres entre le bassin d’approvisionnement et la station de production d’eau potable. Cette production peut paraitre dérisoire, et pourtant au regard du projet elle prend tout son son sens. En effet, elle représente l’équivalent de 30 % de la consommation énergétique de l’usine de production d’eau. Une bonne source d’économie, qui pourrait donner des idées aux collectivités de zones montagneuses.

Sur le terrain complexe des réseaux d’eaux usées

Aujourd’hui, il est assez rare de voir sur le marché des solutions pour récupérer l’énergie des réseaux d’eaux usées. Et pour cause, les eaux usées sont souvent chargées en H2S corrosif, et charrient des déchets peu appréciés des roues des turbines (lingettes, etc). Il s’agit donc de développer des machines sur mesure, comme une roue à aube, à la géométrie particulière, pour assurer une bonne résistance et une lame tranchante pour éviter que des lingettes ne se coincent, et comprenant surtout un caisson étanche en son centre accueillant l’alternateur. La société International Hydraulique a ainsi implanté sa première hydrolienne en Seine-Saint-Denis sur un « réseau pilote » qui a fait la preuve de l’efficacité et de la fiabilité de l’approche. Affaire à suivre !