Dans sa dernière étude, la Comission de Régulation de l’énergie (CRE) met en évidence la rapide baisse des coûts de l’énergie solaire pour les installations de moyenne (100 kWc) et grande puissance (30 MWc). Ce qui fait de la filière solaire française une source d’énergie désormais rentable.

Un rapport publié le 7 mars 2019, met en lumière des coûts d’investissement qui ont baissé de 32% en moyenne grâce à la compétitivité de plus en plus intéressante des modules photovoltaïques.

“Les coûts moyens d’investissement observés aujourd’hui se situent autour de 800€ par kWc pour les installations au sol et autour de 1.100€ par kWc pour les installations sur bâtiments et ombrières de parking. Les projets les moins chers, au sol et de grande taille, avoisinent désormais les 600€ par kWc”, expliquent les auteurs du rapport.

Du côté de l’exploitation, on observe la même tendance. L’ensemble des acteurs de la profession (exploitants, installateurs, assureurs…) ont en effet atteint un degré de savoir-faire qui a permis l’émergence de solutions optimisées.

“Les frais de fonctionnement annuels moyens d’une installation photovoltaïque sont aujourd’hui passés sous la barre des 20€ par kWc sur la plupart des segments, ce qui représente une baisse d’en moyenne 27% sur les trois dernières années”, annonce le rapport du CRE.

L’ensemble de ces économies a permis de ramener les coûts de l’électricité photovoltaïque entre 62 et 99€ le MWh, en fonction de la taille et de la typologie des projets.

La CRE préconise de favoriser le développement des parcs solaires de grande taille, c’est à dire de 30 à 100 MW, afin d’atteindre des prix encore plus compétitifs que ceux d’aujourd’hui.

L’idée est de renforcer la part du photovoltaïque dans notre mix électrique et de permettre à certains projets de ne plus avoir besoin des mécanismes de soutien public pour être rentable.

“Le productible d’une installation est un facteur déterminant dans la rentabilité d’un projet. Les régions les plus ensoleillées du sud de la France constituent à ce titre des zones préférentielles pour l’implantation d’une installation. La CRE constate ainsi que 68% du volume déposé dans le cadre des appels d’offres de la vague CRE4 au sol et sur bâtiments concernent des projets situés dans les quatre régions du sud pour lesquelles le productible moyen observé est 17 % plus élevé que sur le reste du territoire”.

Les territoires du nord de la France ne sont cependant pas en reste. En raison de la concentration de friches industrielles plus importantes, ils tirent leur épingle du jeu grâce aux critères d’attribution qui valorisent l’utilisation de terrains dégradés pour l’appel d’offres.

En d’autres termes, les taux de réussite moyens constatés par région sont plutôt homogènes pour l’ensemble de notre territoire pour les premiers appels d’offres.

“L’extension du périmètre des appels d’offres de 30 à 100 MW pour les projets portant sur ces terrains que la CRE avait appelée de ces vœux renforcera cet effet et permettra de rééquilibrer les puissances installées entre les régions ; en outre, elle permettra de développer des projets plus grands et moins coûteux en évitant tout conflit d’usage”.